Meetooc

Je suis née dans un monde où l’on apprenait aux femmes à plaire.

Je peins dans un monde où elles apprennent à dire non.

Entre ces deux phrases s’étend toute une vie.

J’ai connu le temps où la séduction semblait être une évidence, presque un devoir. Puis sont venus les écrans, les profils, les algorithmes, les promesses de rencontres infinies. Et, plus tard, la déflagration de #MeToo. Les mots ont changé. Les regards aussi. Ce qui était tu est devenu dicible. Ce qui paraissait normal s’est parfois révélé insupportable.

Pourtant, le désir n’a pas disparu.

Comment continuer à chercher l’autre lorsque l’on a appris à reconnaître ce qui peut blesser ? Comment demeurer disponible à la rencontre sans renoncer à sa liberté ? Comment croire encore à l’amour sans effacer ce que l’expérience nous a enseigné ?

Meetooc est né de cette contradiction.

Ce mot n’existe pas. C’est précisément pour cela qu’il était nécessaire. Il réunit Meetic et #MeToo sans les réconcilier. Il les laisse se heurter, se contaminer, dialoguer. Il dit la coexistence de deux réalités que l’on voudrait souvent séparer : le désir de rencontrer des hommes et la nécessité de regarder en face les violences que certaines femmes ont subies. Entre ces deux pôles, il n’y a pas un choix à faire. Il y a une existence à inventer.

Je ne peins ni des victimes, ni des coupables. Je peins un espace d’incertitude. Celui où les gestes, les regards, les attentes, les peurs et les élans ne cessent de se recomposer. Un territoire où la confiance est devenue une décision consciente plutôt qu’une innocence.

La peinture accepte ce que les discours simplifient. Elle ne tranche pas. Elle accueille les contradictions. Elle sait que l’on peut être lucide sans devenir cynique, blessée sans renoncer à aimer, libre sans cesser d’espérer.

Meetooc est peut-être cela : le portrait d’une femme qui continue d’avancer entre deux époques. Une femme qui n’a pas oublié ce qu’on lui a appris, mais qui choisit désormais elle-même ce qu’elle veut transmettre.

Car il reste, malgré tout, cette question obstinée, fragile et magnifique : comment rencontrer l’autre, maintenant ?

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Manifeste du Bleu

Le bleu n’est pas un refuge.
Il n’est pas une fuite hors du monde.

Après la saturation des rouges, des ocres, des couleurs de l’arène et de la confrontation, le bleu s’impose comme un geste nécessaire. Une respiration, oui — mais consciente. Une pause qui n’efface ni la violence ni la mémoire, mais qui refuse l’épuisement.

Ce bleu est multiple. Vif, instable, parfois presque agressif. Il ne calme pas, il déplace. Il ouvre un espace où le corps peut flotter sans disparaître, où la tension se transforme en profondeur.

Peindre le bleu, c’est choisir la durée plutôt que le choc.
C’est résister à l’immédiateté, à la simplification, à la frontalité constante du monde contemporain.

Le bleu devient un lieu mental, un champ d’expérience.
Il n’impose pas une réponse, il maintient une question ouverte.

Ce manifeste affirme une chose simple :
dans un monde saturé de cris, la peinture peut encore respirer —
sans jamais se taire.

Brodée de temple, de duende et d’amour.

« Il y a souvent dans la peinture d’inspiration taurine, des thèmes récurrents, omniprésents, parfois incontournables. Tout d’abord les acteurs principaux, le toro, les toreros et les cuadrillas. Et puis il y a le reste, la mise en scène, le rituel, l’avant et l’après de la grande faena de la vie, de la grande faena de la mort.
Stéphanie Médieux est femme, peintre et brodeuse de couleurs.  Ses toiles taurines sont brodées de temple, de duende et d’amour.
Face aux mille toros qui surgissent dans l’arène,  il y a dans sa peinture mille couleurs, milles frissons, mille éclats de lumière, mille passes éternelles , comme ces azulejos andalous qu’elle décompose et recompose au compas de ses pinceaux. »

« Entre tes cornes et mon cœur se mirent à résonner
Les  chants des hommes libres aux couleurs mélangées »

Gabriel Sandoval

Meetooc

Je suis née dans un monde où l’on apprenait aux femmes à plaire.

Je peins dans un monde où elles apprennent à dire non.

Entre ces deux phrases s’étend toute une vie.

J’ai connu le temps où la séduction semblait être une évidence, presque un devoir. Puis sont venus les écrans, les profils, les algorithmes, les promesses de rencontres infinies. Et, plus tard, la déflagration de #MeToo. Les mots ont changé. Les regards aussi. Ce qui était tu est devenu dicible. Ce qui paraissait normal s’est parfois révélé insupportable.

Pourtant, le désir n’a pas disparu.

Comment continuer à chercher l’autre lorsque l’on a appris à reconnaître ce qui peut blesser ? Comment demeurer disponible à la rencontre sans renoncer à sa liberté ? Comment croire encore à l’amour sans effacer ce que l’expérience nous a enseigné ?

Meetooc est né de cette contradiction.

Ce mot n’existe pas. C’est précisément pour cela qu’il était nécessaire. Il réunit Meetic et #MeToo sans les réconcilier. Il les laisse se heurter, se contaminer, dialoguer. Il dit la coexistence de deux réalités que l’on voudrait souvent séparer : le désir de rencontrer des hommes et la nécessité de regarder en face les violences que certaines femmes ont subies. Entre ces deux pôles, il n’y a pas un choix à faire. Il y a une existence à inventer.

Je ne peins ni des victimes, ni des coupables. Je peins un espace d’incertitude. Celui où les gestes, les regards, les attentes, les peurs et les élans ne cessent de se recomposer. Un territoire où la confiance est devenue une décision consciente plutôt qu’une innocence.

La peinture accepte ce que les discours simplifient. Elle ne tranche pas. Elle accueille les contradictions. Elle sait que l’on peut être lucide sans devenir cynique, blessée sans renoncer à aimer, libre sans cesser d’espérer.

Meetooc est peut-être cela : le portrait d’une femme qui continue d’avancer entre deux époques. Une femme qui n’a pas oublié ce qu’on lui a appris, mais qui choisit désormais elle-même ce qu’elle veut transmettre.

Car il reste, malgré tout, cette question obstinée, fragile et magnifique : comment rencontrer l’autre,
maintenant ?

Manifeste du Bleu

Le bleu n’est pas un refuge.
Il n’est pas une fuite hors du monde.

Après la saturation des rouges, des ocres, des couleurs de l’arène et de la confrontation, le bleu s’impose comme un geste nécessaire. Une respiration, oui — mais consciente. Une pause qui n’efface ni la violence ni la mémoire, mais qui refuse l’épuisement.

Ce bleu est multiple. Vif, instable, parfois presque agressif. Il ne calme pas, il déplace. Il ouvre un espace où le corps peut flotter sans disparaître, où la tension se transforme en profondeur.

Peindre le bleu, c’est choisir la durée plutôt que le choc.
C’est résister à l’immédiateté, à la simplification, à la frontalité constante du monde contemporain.

Le bleu devient un lieu mental, un champ d’expérience.
Il n’impose pas une réponse, il maintient une question ouverte.

Ce manifeste affirme une chose simple :
dans un monde saturé de cris, la peinture peut encore respirer —
sans jamais se taire.

Brodée de temple, de duende et d’amour.

« Il y a souvent dans la peinture d’inspiration taurine, des thèmes récurrents, omniprésents, parfois incontournables. Tout d’abord les acteurs principaux, le toro, les toreros et les cuadrillas. Et puis il y a le reste, la mise en scène, le rituel, l’avant et l’après de la grande faena de la vie, de la grande faena de la mort.
Stéphanie Médieux est femme, peintre et brodeuse de couleurs.  Ses toiles taurines sont brodées de temple, de duende et d’amour.
Face aux mille toros qui surgissent dans l’arène,  il y a dans sa peinture mille couleurs, milles frissons, mille éclats de lumière, mille passes éternelles , comme ces azulejos andalous qu’elle décompose et recompose au compas de ses pinceaux. »

« Entre tes cornes et mon cœur se mirent à résonner
Les  chants des hommes libres aux couleurs mélangées »

Gabriel Sandoval

C’est tellement plus facile en se parlant !